
Qu’est-ce que c’est ?
La rhinite allergique est la manifestation la plus courante et la plus constante de l’allergie respiratoire. Elle une affection inflammatoire bénigne des voies aériennes supérieures résultant du contact avec un allergène. En France, elle touche 25 % de la population générale.
Signes cliniques
- Les symptômes les plus fréquents sont : écoulement nasal, congestion nasale, éternuements répétés, picotements au nez, yeux irrités et larmoyants. Les plus allergiques peuvent être atteints de troubles du sommeil, de céphalées, d’une perte de l’odorat et du goût et d’urticaire.
- Contrairement à un rhume d’origine virale qui dure environ une semaine, la rhinite allergique peut durer quelques jours à quelques mois. On parlera de rhinite allergique persistante si elle dure plusieurs mois sur l’année.
Facteurs déclenchants
La rhinite allergique n’est pas contagieuse et se déclenche si le patient est exposé à un allergène particulier. Il existe 2 types de rhinites allergiques :
- rhinite saisonnière (rhume des foins) due aux pollens (essentiellement des graminées).
- rhinite perannuelle due à certains allergènes présents dans l’environnement : acariens de la poussière de maison, moisissures, poils de chats…
Eloigner/éliminer l’allergène
- Pour prévenir l’allergie aux pollens : éviter les activités extérieures entrainant une surexposition au pollen, aérer la maison tôt le matin ou tard le soir, éviter de dormir la fenêtre ouverte, brosser ou laver ses cheveux avant de se coucher, éviter de faire sécher son linge à l’extérieur, porter des lunettes de soleil… Consulter la carte de surveillance de l’indice pollinique en fonction des régions.
- Pour prévenir l’allergie à l’environnement domestique : dépoussiérer, aérer l’intérieur régulièrement, réduire l’humidité de la pièce, aspirer fréquemment, laver les draps et taies d’oreiller à 60 °C, éviter moquettes, tapis ou peluches, utiliser des housses anti-acariens… Idéalement la température de la chambre ne doit pas excéder 20 °C.
Traitement
- En fonction de la sévérité, la thérapeutique comprendra un antihistaminique par voie orale, un corticoïde par voie nasale, éventuellement un collyre pour soulager les symptômes oculaires. Le lavage des fosses nasales est aussi préconisé.
- Une désensibilisation par voie sublinguale pourra être envisagée par un allergologue selon le type d’allergène.
Sources :